Welcome to NORGE
Oui, je suis en forme en ce moment (enfin nan en vrai j’suis malade, mais on va dire que ça m’incite à faire quelque chose de mes doigts, quitte à rester dans ma divine chambre) ; DONC, j’en profite pour rattraper un tant soit peu mon retard sur ce blog censé raconter mes tribulations (pas des plus logiques quand on passe une année en Pologne, vous avez pu le remarquer). Quoique, à ma décharge, je peux dire que :
- J’avais toujours rêvé d’aller aux States, particulièrement à New York, et vu qu’il y a beaucoup d’Américains qui étudient à Krakow, bah en quelque sorte il y a une sorte de connexion logique qui pourrait éventuellement expliquer les deux semaines que j’ai passées chez Woody en décembre
- Le Moyen-Orient, même si à part les kebabs (quoique, d’après ce que me disait Vivien Loirat j’ai pu constater par moi-même les kebabs cracoviens ressemblent plus à des salades, ou à des pitas, enfin bref) et les Turcs (quoique bis, la Turquie est vraiment à part par rapport aux autres pays arabes, cf. article sur le récent périple de Vivien Loirat, encore lui) c’est pas si loin de la Pologne, en fait ; enfin, c’est toujours plus près que la France ; et c’est JUSTE trois heures d’avion or so (après les onze heures de train de Gdansk-Krakow, ou les vingt heures et quelques de bus qui me ramèneront probablement à Bordeaux fin juillet (purée que j’ai hâte ! Ou pas), c’est pas grand-chose…).
- ET DONC, venons-en à la Norvège, au lieu de nous éparpiller sur Facebook avec une conversation (passionnante, cela dit) sur le statut de la Guinness au Royaume-Uni ; en fait, nous étions à mille lieux de nous douter que nous partirions en Norvège. Normal quoi, on se disait « Kiev/Lwow ou bien Prague, Budapest, à la limite pousser jusqu’aux Balkans ou dans le plus fou des cas, jusqu’à St Petersburg ou Moscow… » Ou alors Munich en priorité, histoire de rendre visite à (no offence annyone) notre Allemande préférée. Mais la Norvège, what the fuck ?... Qui c’est qui a eu cette idée ? J’ai nommé : ANNABELLE. Enfin, c’est pas si illogique que ça, vu le prix du billet d’avion Katowice-Bergen, c’était surtout ça la motivation première… Donc finalement, notre réaction pourrait être en quelque sorte résumée par « La Norvège, pourquoi pas, czemu nie ? C’est pas ce qu’il y a de plus moche (phrase récurrente lors de notre séjour, entre les « C’est pas si dégueu que ça », « C’est pas si mal que ça » and so on, and so on…)»
· Bergen
DONC. Commençons la petite histoire. On est arrivées à Bergen sans trop d’encombres, presque pas fatiguées, et déjà relativement bluffées par le paysage qui nous était offert par le hublot (« Oooooh, de la neige ! » Ouais ok on en manquait pas non plus à Krakow, mais ça rend toujours mieux sur des lacs, des montagnes, des étendues à perte de vue, etc). Et Wizzair c’est même pas si inconfortable que ça, d’ailleurs, j’ai été plutôt agréablement surprise après toutes les horreurs que j’avais entendues à propos des compagnies low-cost. J’ai particulièrement été fan du rôôôse très Avion Barbie (sauf que dans le sketch il est bleu, JE SAIS).
Détour obligé par la case Kebab, oczywiscie… (A venir by the way, prochain article sur Gdansk, et ode au Kebab et aux généreux et loquaces Nord-Africains francophones de Malbork.)
· Our Montana Hostel. Vue pas trop mal quand on prenait notre courage à deux mains, qu’on délaissait notre douche brûlante et notre thé à la cerise pour affronter le vent et le froid des hauteurs norvégiennes. Ouais parce qu’en fait l’ « auberge » était plutôt idéalement placée pour les randonnées/ascensions en montagne. D’où le nom, comme vous avez pu remarquer ; et aussi d’où les petits déj’ paradisiaques dont je me souviendrai jusqu’à la fin de mes jours ; parce qu’avant de telles aventures faut bien recharger les batteries le matin, SURTOUT quand tu jeûnes le soir tellement c’est cher la Norvège/tellement tu paies ta pauv’ soupe lyophilisée 5 euros (et j’exagère à peine)).
Le port de Bergen ; vue depuis le Fish market, ou le « Targ rybny » à la Polonaise, ouais parce que la mélodie de cette langue nous a quand même un peu manqué à côté de cette langue de Barbares qu’est le Norvégien ; nan c’est vrai, j’suis même pas (vraiment) de mauvaise foi, c’est super guttural comme langue, ça ressemble à rien (d’autre), et fort, limite agressif, en plus.
· La « croisière » du vendredi : de Bergen jusqu’à Fläm (« Fleuuuuuum ») en passant par j’me souviens plus quelles villes/villages/bourgades/lieux-dits (ouais parce que question densité de population c’est pas la folie la Norvège, comme on a pu le constater…).
Galère au départ (« Il nous manque un ticket, fait chier ! ») finalement résolue après pourparlers (on se cotise pour payer le ticket manquant), finalement largement compensée par les paysages auxquels on a eu droit et dont vous n’aurez qu’un petit aperçu ci-dessous. Mais c’était plutôt grandiose, faut avouer.
Ouais, pour rater ses photos en Norvège faut VRAIMENT pas être doué.
· La Randonnée de la Mort du samedi
Sur la ligne de départ, l’appréhension se lisait déjà sur certains visages… Hem.
« - Tu vois, Simba, quand tu seras Roi, tout ceci t’appartiendra.
- Tout, même le cimetière ?! »
« - Allez Sév, courage ! Donnez-moi un « s » , donnez-moi un « é », donnez-moi un…
- PUREE mais pourquoi t’as pas un prénom plus court toi ?! »
Almost there !
Ah ouais, la rampe branlante… Que de bons souvenirs, particulièrement dans la neige ; ouais parce que quelques mètres plus haut c’était complètement enneigé, PARTOUT. D’ailleurs c’est pour ça que j’ai renoncé à prendre des photos après ; mes deux mains n’étaient pas de trop pour le méga-challenge pour la grande aventurière casse-cou que je suis : atteindre le sommet. Et n’empêche, on l’a fait hein.
Vue pas ce qu’il y a de plus moche, là encore… Et admirez le petit point vert et blanc qui lutte vaillamment contre l’adversité naturelle !
· Dernier jour à Bergen, dimanche matin (et dernière étape pour les deux Orléanaises qui sotn ensuite reparties vers d’autres cieux cracoviens) : passage pas si express que ça à l’akwarium de Bergen, un délice (ou presque) pour les zoophiles que nous ne sommes pas. Disons que ça a rempli notre (pluvieuse) dernière matinée à Bergen, ville mignonne mais dont on avait globalement fait le tour et dans laquelle faut reconnaître qu’il n’yavait pas énormément de choses à faire (surtout par temps de cholera (non non je ne parle pas de l’Amour mais c’est comme ça que les Polonais jurent ; oui c’est très mignon je sais)).
Je voudrais ici faire remarquer que Séverine était continuellement en extase devant ces petites et insignifiantes créatures (ouais en vrai c’est minus un pingouin, j’préfère les chameaux).
Le gros égoïste neurasthénique qui s’la jouait en solo et voulait pas partager ses cailloux avec les autres
L’otarie qui sautait après les morceaux de poissons (pas fou, le truc !)
Ah, et y’avait des bestioles assez affreuses aussi, quand même. La palme revient sans conteste à l’espèce de brochet qui se baladait avec la bouche tordue sur le côté, dont je n’ai malheureusement pas réussi à avoir de photo potable (ça c’est une raie hein, les gens), le fourbe truc en question refusant de poser pour moi...
ENTRACTE
· Deuxième partie du trip : OSLO, huit heures de train après, et une partie de la troupe en moins. Snif.
Once again, pas trop déçues étions-nous par le voyage en train, qui est quand même censé être « le plus beau du monde ». Je sais plus dans quelle brochure touristique j’ai vu ça mais force est de reconnaître une fois de plus que c’était pas le pire train trip que j’aie fait (malgré les huit heures quelque peu pesantes ; enfin, on a depuis battu le record avec l’épique trajet Gdansk-Krakow, dont je parlerai normalement très prochainement, si jamais je ne me rétablis pas d’ici là (ouais, parce qu’avoir la crève et être forcée de rester dans sa chambre, bizarrement ça inspire un peu plus qu’en temps normal)). Pardon pour les parenthèses à gogo, au fait.
Oslo, donc. Après une arrivée assez épique à 23h et quelque dans la gare, bon OK, pas abandonnée, ne dramatisons pas, mais avec quasiment tout de fermé, sauf quelques guichets de nuit ET le 7/11 (béni sois-tu, serveur qui nous a indiqué sans rien attendre en retour, même pas qu’on lui achète quelques chewing-gums ou donuts, quel tram prendre, dans quelle direction, ou descendre etc), nous avons en définitive trouvé notre hôtel, moitié en titubant dans les rues mal éclairées ; ouais, parce que n’en déplaise à cette chère Letycja, de nuit l’agglo de Oslo ça fait limite creepy, enfin surtout quand tu débarques en bonne touriste/oie blanche et que t’as aucune idée d’où est l’endroit où t’es censée passer la nuit (ah si pardon, on devait avoir le nom de la rue).
ENFIN BREF, on l’a trouvé finalement cet auberge de jeunesse, qui en fait était tout à fait similaire au Montana de Bergen, quasi une usine, ou un village de vacances, enfin assez immense quoi, super organisé, bien pratique mais pas très chaleureux (et encore, le mec francophone à la réception était plutôt cool, et c’est toujours marrant de se faire traiter de « dame », manquait plus que le baise-main). Petits déj de ouf là encore, mais bon, ne nous attardons pas, on était pas en NORGE (ouais, c’est comme ça qu’ils disent, poétique hein) pas du tourisme culinaire (malgré le saumon fumé à 7h du mat’, hmmmm).
· 1ère étape : le parc j’sais pas quoi (ah, merci Google : « le parc de sculptures de Vigeland »). Plutôt méga sympa, et apparemment de renommée mondiale, comme je m’en suis rendue compte après coup (bah ouais, quand c’est sur toutes les cartes postales… Et quand Google y consacre 432 000 pages, quand même, y’a anguille sous roche). Ouais, c’est toujours cool de savoir qu’on a pas mis les pieds dans un endroit totalement inconnu.
Hé HOP ! Un de moins.
Letycja aux portes du paradis
Y’avait quand même des statues vraiment sympas. Celle du couple sumo au dessus incluse.
Séverine, à propos du parc, en plein débat avec Letycja : « Moi c’est ça, ma définition de la nature ! »
· Bon, on a pas vu que la nature selon Séverine à Oslo, quand même. Voilà quelques clichés de la ville, même si j'en ai en fin de compte pas pris tant que ça.
Oslo = joli, et originale. Des statues et créations un peu partout, pas forcément là où on s’y attendait le plus.
Le bâtiment où sont remis les Prix Nobels (je pense). Au fait, on a visité le Musée du Prix Nobel (juste à côté), avec une expo spéciale « From Martin Luther King to Barack Obama », c’était cool. Mais là présentement j’ai rien à ajouter à ce propos. J
Apparemment l’une des villes les plus gay-friendly d’Europe. On s’demande pourquoi certains veulent y vivre, hein…
· Vue sur les chantiers NAVALS, dont je n’ai malheureusement pas de photo… Ultra-moderne, apparemment inauguré en avril 2008, qu’a apparemment remporté le Prix de l’union européenne pour l’architecture européenne en 2009 (voilà, ça vous fait une belle jambe, mais au moins je peux étaler ma culture Wikipédia). Un peu le même genre que celui de Canberra, on dirait ; enfin, j’sais pas, mais moderne anyway, comme vous pouvez vous en rendre compte…
Et voilà, en définitive avec quelques bons souvenirs en tête, retour à l’envoyeur cracovien. Cześć, dziękuję za uwagę. J